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Situé sur l’Ouvèze, la ville est surtout reconnue pour la commercialisation des produits agricoles (vin, fruits, lavandes, truffes, miel, etc.). En été, elle se transforme en un véritable centre touristique et accueille plusieurs manifestations culturelles (festival de musique, théâtre et danse). Vaison jouit d’une grande renommée grâce à ses 7 hectares de fouilles gallo-romaines dégagées qui lui ont valu la dénomination officielle de Vaison-la-Romaine en 1924. L’immense intérêt du patrimoine architectural de la ville réside dans les vestiges des constructions privées tout autant que des édifices publics. En effet, l’ampleur des habitats urbains en fait l’originalité et démarque Vaison de ses consoeurs provençales, Arles, Nîmes, Orange, plus connues pour leurs monuments publics. À Vaison, les édifices publics ne sont pas totalement absents, mais l’architecture domestique domine. Vasio dégage une atmosphère de vie quotidienne que l’on perçoit très peu ailleurs. On y retrouve les vestiges romains suivants:

  • la maison de Messii
  • le portique de Pompée
  • le théâtre
  • les thermes
  • la maison du Dauphin
  • la maison au buste d’argent
  • le Jardin suspendu
  • le pont

Historique :

Son nom vient de "Vasio Vocontiorum", capitale du peuple celtique des Voconces. La ville fut intégrée à la province romaine à la fin du 2e siècle (av.J.C.) à titre de cité fédérée. À la différence d’Arles, Nîmes ou d’Orange, Vaison n’a pas été une colonie romaine. C’est ce qui explique que les particularités de la culture gauloise ne furent jamais complètement occultées par l’acquisition des habitudes de vie des Romains ni par leur système d’architecture ou d’urbanisme. Cela ne n’empêcha pas Vasio de devenir l’une des villes les plus prospères de la Gaule Narbonaise. La population compta jusqu’à 10,000 habitants. Partiellement détruite au 3e siècle, elle accueillit le siège d’un évêché et les conciles de 442 et de 529. Par la suite, la ville déclina et se replia sur la haute ville que le comte de Toulouse avait dotée d’un château. Elle fut délaissée au 18e et 19e siècle au profit de l’ancien site romain que la ville moderne recouvre désormais.

L’état actuel du site est à peu près celui du 2e s. La superficie de la ville antique était autour de 70 hectares, mais le 4/5 de cette surface demeure toujours enfoui sous les constructions modernes.

Population : 5 663 habitants (les Vaisonnais)

Quartier de Puymin

Maison des Messii – Cette riche demeure d’une grande famille permet de comprendre les diverses parties de la maison romaine traditionnelle, même si certains appartements restent enfouis sous les constructions modernes : l’atrium (1), le tablinum, la grande salle de réception (3), le péristyle avec son bassin, la cuisine (4), les latrines collectives et les thermes privés (5). Les thermes sont composés des trois pièces habituelles et étaient chauffés par une circulation d’air chaud sous le sol et dans les murs : le système de colonnettes en brique porteuse de chaleur est partiellement conservé.

Portique de Pompée – Ce monument, qui constituait une élégante promenade publique, se compose d’une enceinte carrée de 51 m de côté. La galerie est entièrement dégagée sur la face nord, presque complètement sur la face ouest. La décoration devait être très riche : fresques sur les murailles, statues dans les jardins et dans les niches creusées dans le mur nord.

Maison de rapport – Elles étaient occupées par les citoyens ordinaires. On remarquera la grande urne à provisions.

Nymphée – Appartements divers groupés autour d’une source captée dans un bassin de forme allongée, appelé nymphée.

Théâtre – Il date du 1er s. Un peu plus petit que ceux d’Arles ou Orange (largeur : 96 m contre 103 m), il est adossé à une colline percée d’une galerie qui permettait l’accès du théâtre aux habitants de l’autre versant. 6000 spectateurs pouvaient y prendre place. La scène a été tout entière creusée dans le roc; de ce fait, les fosses qui contenaient les machineries, celles du rideau, sont encore intactes. Autre particularité de l’édifice : la colonnade du portique du dernier étage subsiste en partie, alors qu’elle a disparu dans les autres théâtres antiques de Provence.

Quartier de la Villasse 

Rue centrale et basilique – En pénétrant dans l’enceinte des fouilles, une grande rue dallée, avec trottoir, descend vers les maisons modernes, en direction de l’Ouvèze. À gauche, après quelques vestiges de murs romains, apparaissent les restes de la basilique et d’une canalisation voûtée pour l’écoulement des eaux de ruissellement.

Maison au buste d’argent – Vers la fin de la rue des boutiques se trouve l’entrée (1) de la demeure d’un riche habitant de la cité, dont le buste en argent fut trouvé au cours des fouilles. Cette maison est complète et on y reconnaît le vestibule dallé, les appartements du tablinum (2), un grand péristyle avec jardin, le bain privé (3). Au nord, un jardin suspendu agrémente l’ensemble et au sud apparaissent les appartements d’autres maisons romaines avec dallages en mosaïque (4).

Maison au Dauphin – Elle s’étend à la suite de la maison au buste d’argent. Son entrée est située à l’ouest, sur une rue parallèle à la rue centrale et indiquée par une grande colonnade. Après cinq marches d’escalier, on pénètre dans l’atrium (5), puis dans les différentes pièces d’habitation et, enfin, dans le péristyle (6) avec bassin en pierre de taille. Au nord, il y a encore les latrines et le bain privé (7). Au sud, un autre péristyle de promenade est orné d’un grand bassin à trois exèdres, décoré lui-même de placage de marbre blanc.

Pont romain – Le pont n’a qu’une seule arche, de 17 m d’ouverture. Sauf le parapet, refait au 19e s., il est tel qu’il y a 2000 ans.

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