Histoire : La ville présente un ensemble de structures complexes du fait de l’existence de plusieurs états successifs d’occupation. Elle fut fondée au premier millénaire par des Saliens celto-ligures que l’on appelait les Glaniques. Le terme "Glanique" provient de la vénération que le peuple faisait au dieu Glan, une personnification de la source et des déesses-mères. On trouve sur le site un sanctuaire de cette époque où on rendait un culte à ces divinités. Au 6e s. les Massaliotes y fondent un comptoir commercial. Les négociants grecs exploitent la situation géographique de cette ville construite à proximité de deux importantes routes donnant accès aux populations du nord de la Gaule (cf. idem avec Arles). Glanon se développe et comprend des édifices publics, construits en grandes pierres taillées parfaitement ajustées sans mortier, et des remparts. Une troisième phase débute avec la conquête romaine autour de 120 av. J.C. Les constructions nouvelles de Glanum sont faites d’un blocage de pierres irrégulières et les bâtiments publiques disparaissent. La dernière période suit la prise de Marseille par César en 49 av. J.C. L’agglomération grossit : plusieurs grands monuments publics voient le jour : thermes, temples, basilique etc. La ville connut une relative stagnation jusqu’aux invasions germaniques et à sa destruction vers 270. Principaux monuments : Nymphée – Ce bassin marque l’emplacement de la source sacré qui est à l’origine de Glan- Num. Agrippa édifia juste à côté un temple dédié à Valetudo, la déesse de la santé (restes de trois colonnes cannelées). Un escalier mè- ne au fond encore alimenté en eau. Du côté sud, un sanctuaire d’Hercule fut aménagé. Porte fortifiée – Vestige d’origine grecque, (époque hellénistique) cette construction faite de blocs bien ajustés, s’ouvrait dans le rem- part qui défendait le sanctuaire. Temples – Dédiés à Caïus et Lucius, vous savez ceux qui sont morts..., ces temples élevés à la fin du 1er s. comptent parmi les plus anciens monuments romains élevés en Gaule. Forum – C’est un terre-plein artificiel crée au début de notre ère, sur des vestiges plus anciens. La cour du forum, bordé de chaque côté par une galerie couverte et fermée au sud par un grand mur décoratif à abside. Le forum se termine au nord par la basilique dont il reste 24 piliers de fondations. Canal couvert – Cet ouvrage est un ancien égout dont la couverture a formé le pavement de la grande rue de Glanum. Thermes – Cet établissement de bains remontent à l’époque de César. On reconnaît facilement la disposition des salles : hypocauste (2), frigidarium (3), tepidarium (4) et le caldarium (5). Les thermes étaient bordés de portiques et d’une piscine d’eau froide. Maison d’Atys – Elle se divisait en deux parties reliées par une large porte: cour à péristyle au nord et bassin au sud. Maison des Antes – Cette vaste demeure de type grec édifiée au 2e s. av. J.C. avait un plan organisé autour d’une cour centrale à péristyle et sa citerne. Les restes d’un escalier et la faible hauteur des colonnes laissent penser que la maison comportait un étage. LES ANTIQUES Les antiques sont les deux seuls édifices de la ville de Glanum à avoir été relativement épargnés lors de la destruction de la ville par les Germains au 3e s. Là passait la Via Aurelia qui allait d’Arles à Milan en Italie. Mausolée – C’est l’un des plus beaux du monde romain et le mieux conservé : il ne lui manque que la pomme de pin qui surmontait sa coupole. Cet édifice qui est en fait un cénotaphe (monument élevé à la mémoire d’un mort qu’on veut honorer, mais non destiné à en recevoir les cendres) a été construit par la famille des Julii, originaire de la région. Il est dédié par trois citoyens romains de cette famille à leur père et grand-père et comporte trois étages. En bas, un socle sculpté dont les scènes rappellent la vie des défunts; au dessus, un arc de triomphe à quatre portes souligne les victoires de César; en haut, une chapelle ronde, ceinte de colonnes, abrite les statues en toge des deux défunts.(ý illustration à la fin du document). Arc de Triomphe – C’est sans doute le plus ancien des arcs romains de Gaule (20 ap. J.C.). Aujourd’hui privé de sa partie haute, il marquait le point d’entrée nord de la ville en évoquant la conquête de la Gaule par Rome. Selon les faces, on peut voir sur les panneaux sculptés des guerriers gaulois vaincus, ou Rome assise sur des armes et un Romain montrant un Gaulois vaincu. Les moulins à eau de Barbegal furent achevés à l’époque où Arles devint capitale impériale au début du 4e s. Les roues de plus de 2 m de diamètre, sont reliées par des engrenages à des meules horizontales et mises en mouvement par l’eau d’un aqueduc qui s’écoulait sur elles avec un angle d’attaque de 30o . Il y avait deux séries de chutes comprenant chacune huit biefs (canal de dérivation qui conduit les eaux d’un cours d’eau vers une machine hydraulique) On a calculé que ces moulins pouvaient produire 250 à 300 kg de farine à l’heure, soit ce qu’il faut pour nourrir environ 800,000 personnes par jour. Non ce n’est pas une erreur de typographie ! Ce chiffre très imposant donne une idée de la population d’Arles à cette époque. SAINT-RÉMY- DE- PROVENCE Située au cœur d’une région de maraîchage, la ville est réputée pour son centre touristique. Monuments :
Histoire : Après la destruction de Glanum, (3e siècle) fondée par les Celtes, le village se développa sous la protection de l’abbaye de Saint-Rémy de Reims. Elle vit aussi la naissance de Nostradamus. Population : 9 340 habitants [ Haut ] |