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Orange est reconnue pour son marché agricole essentiellement consacré aux fruits. La ville est célèbre pour les nombreux monuments qui subsistent du temps où elle était une fastueuse colonie romaine :

  • le théâtre
  • le musée d’orange (célèbre cadastre de la ville)
  • l’Ancienne cathédrale du 12e siècle
  • l’arc de triomphe

Histoire :

L’Arausio est une bourgade celtique qui devient une colonie romaine en 35 (av.J.C.). Elle accueille des vétérans de la 2e Gallica.

La ville s’organise autour d’un plan d’urbanisme très régulier en forme de damier. Les colons y construisent de splendides monuments et une enceinte. Orange est prospère et domine un vaste territoire que les arpenteurs romains cadastrent avec précision. Chaque colon reçoit une terre de 700 mètres de côté appelée une centurie. Le cadastre était affiché publiquement. Des fragments de l’inscription cadastrale d’Orange sont conservés au musée.

Au 4e siècle, la cité abrite le siège d’un évêché et reçoit les conciles de 411 et de 529. En 412, elle est pillée par les Wisigoths. Orange devient une principauté indépendante au 12e siècle. Au 16e siècle, elle est annexée à la maison des Baux (famille hollandaise de Nassau) qui devient donc la maison d’Orange-Nassau. Au 16e s. le prince d’Orange, Guillaume de Nassau, crée la république des Provinces-Unies (la Hollande). Orange tire un juste orgueil du fait que le titre préféré de la glorieuse dynastie royale de Hollande est encore celui de prince ou princesse d’Orange. La ville souffrit des guerres de religions à travers son passage par la Réforme. En 1622, Maurice de Nassau fit construire une muraille et un château. Puis, Louis XIV s’empara de la principauté. En 1713, le Traité d’Utrecht reconnaît à la France la possession d’Orange

Population : 26 964 habitants

VISITE D’ORANGE

Théâtre antique – Le théâtre d’Orange est le plus beau, le mieux conservé, non seulement de Provence, mais de tout le monde antique. Construit à l’époque d’Auguste, il a les mêmes dimensions que celui d’Arles, mais ici les gradins sont adossés à une colline (St-Eutrope), ce qui permettait une construction plus rapide et plus économique.

Le mur magnifique, long de 103 m et haut de 36 m, qui se dresse sur la place est la face arrière du théâtre. On aperçoit, à la partie supérieure, la double rangée de pierres saillantes (les consoles) au travers desquelles passaient les mâts servant à tendre le voile qui protégeait du soleil les spectateurs. (ý illustration à la fin du document)

À l’intérieur, il est beaucoup plus facile qu’à Arles d’évoquer l’immense mur de scène dans toute sa splendeur. Il ne lui manque que la décoration de marbres, de mosaïques, de colonnes, de statues et le toit, car contrairement aux autres théâtres antiques, celui-ci possédait une scène protégée par un toit contre les intempéries. C’est par la porte royale, au centre, surmontée d’une statue d’Auguste, qu’entraient les acteurs principaux, les seconds rôle devant se contenter des deux accès latéraux. Trente-sept rangs de gradins en hémicycle pouvaient accueillir près de 10,000 spectateurs, répartis, comme dans tous les autres édifices à spectacle, selon leur position sociale : chevaliers, sénateurs et prêtres en bas (trois premiers gradins), les citoyens au milieu et Gaulois, mendiants et prostituées au plus haut. Ces gens n’était pas trop défavorisés. En effet, les architectes ont conçu le théâtre de façon à ce que tout le monde jouisse d’une bonne visibilité. Je vous conseille de monter au tout dernier gradin de la cavea pour apprécier la vue et surtout vérifier l’excellente acoustique. Le rideau de scène, le pulpitum, contrairement à ceux des théâtres d’aujourd’hui s’enfonçait dans la fosse et se déroulait par un système de contrepoids.

Gymnase et Capitole - Des fouilles ont mis à jour à l’ouest du théâtre les vestiges de ce qui semble avoir été un ensemble de temples que complétait un cirque et un gymnase. Précisons qu’il n’existe que deux autres gymnases romains dans le monde. Le cirque comprenait trois pistes d’entraînement, longue de 180 m chacune. La première était à l’air libre; la seconde ombragée; la troisième couverte. Un hémicycle, muni d’une grande colonnade, entourait une plate-forme qui servait pour la lutte. Un grandiose capitole avec ses trois temples dominait la ville.

Arc de Triomphe – C’est en 25 de notre ère que les habitants d’Arausio érigent un arc de triomphe sur la Via Agrippa qui mène à Lyon à partir d’Arles. Dressé à l’entrée de la ville, l’arc est une porte monumentale qui rappelle aux passants les exploits de la IIe légion dont les vétérans formèrent la colonie d’Arausio. Les légionnaires de la IIe sous les ordres de César ont remporté maintes victoires contre les Gaulois; ils ont aussi vaincu la flotte de Marseille grâce à la technique de l’abordage (souvenez-vous de la première guerre punique... le corvus etc.) Le dernier fait d’armes de la Deuxième Légion Augusta est d’avoir réprimé une révolte des Gaulois en 21 ap. J.C. Le monument qui vante toutes ces victoires est dédié à l’empereur Tibère.

L’arc d’Orange est le premier de la romanité à être percé de trois ouvertures, une grande au centre et deux plus petites de chaque côté afin de faciliter la circulation. L’arc est fait de gros blocs de pierre calcaire, jointes par des crampons de fer scellés avec du plomb afin d’assurer l’étanchéité de l’ensemble.[ Haut ]