Centre agricole et industriel (activités textiles, chaussures, habillements) et de construction mécanique. Elle est reconnue pour ses sites romains bien conservés :
Histoire : Nîmes, capitale du peuple celte des Volques, était à la tête d’un vaste territoire de 24 oppida gaulois. La population accepta sans difficulté la domination romaine et prit le nom de Nemausus, la divinité de la source. En effet, la ville indigène avait pris naissance près d’une source consacrée à une divinité locale. Les élèves qui ont participé à notre jeu archéologique, sont maintenant familiers avec la coutume religieuse gauloise de vénérer les sources (ils leur attribuaient une puissance magique) ou les forces de la nature en général. Les historiens ne s’entendent toujours pas sur la date de fondation de la colonie romaine. Pour certains la colonie aurait été fondée par César peu avant sa mort en –44. Pour d’autres, c’est Auguste qui serait le fondateur de la nouvelle ville : il y aurait installé les vétérans de la bataille d’Actium. C’est peut-être pour souligner cet événement bien précis que l’empereur a fait frapper une monnaie représentant sur le revers un crocodile enchaîné, symbole de la conquête de l’Égypte et de son Nil. Ce crocodile enchaîné figure encore dans les armoiries de la ville aujourd’hui. Comme vous le voyez, les Nîmois ont la mémoire longue. Auguste accorda le privilège à Nîmes de s’entourer d’une puissante enceinte qui était traversée par la Voie Domitienne. Colonie commerciale prospère, la ville se couvrit rapidement de splendides édifices : un forum, un temple impérial (la Maison Carrée), un cirque (disparu), des thermes (disparus) et un imposant aqueduc (devinez lequel ?). Détruite par les Wisigoths au 5e s., elle fut soumise au contrôle des comtes de Toulouse au 10e s. et plus tard, à la Couronne française (1226.). Nîmes fut une place forte du protestantisme pendant la Réforme. Sa période de déclin fut remplacée par une période d’activité économique florissante au 19e siècle. Nîmes a vu naître plusieurs écrivains de renom, dont Alphonse Daudet, l’auteur des célèbres Lettres de mon moulin. VISITE DE NÎMES Arènes – Cet amphithéâtre remarquablement conservé est le frère jumeau de celui d’Arles. Sensiblement de même époque que son semblable, celui de Nîmes avait une contenance de 24,000 spectateurs et mesurait 133 m sur 101 m. L’amphithéâtre nîmois ne se classe qu’au 9e rang des vingt principaux amphithéâtres situés en Gaule par ses dimensions et sa capacité de places assises. Toutefois, il est de loin le mieux conservé de tout le monde romain. Par exemple, dans la partie supérieure les consoles percées d’un trou qui étaient destinées à recevoir les mâts supportant le velum subsistent toujours. Sous l’arène, (68 m sur 37 m) deux larges galeries servaient de coulisses. À l’extérieur, l’édifice présente deux niveaux de 60 arcades chacun. Chaque niveau mesure 21 m de haut. Les colonnes engagées (attention au trompe-l’oeil des Romains !) sont de style dorique. À partir du 13e s., tout comme à Arles, les arènes furent envahies par un village qui comptait 700 habitants. Les maisons, les rues et les chapelles furent détruites au 18e s. et l’édifice fut entièrement restauré pour la présentation de corrida. (ý illustration à la fin du document) Maison Carrée – Ce temple, le mieux conservé des temples romains encore debout, a été construit sous Auguste en l’honneur de ses deux petits-fils (Caius et Lucius) morts bien mystérieusement ! Dessiné sur le modèle du temple d’Apollon à Rome (le temple favori d’Auguste : ce n’est pas une coïncidence !), l’édifice prend la forme d’un rectangle de 26 m de long sur 15 m de large pour 17 m de hauteur. Il repose sur un podium auquel on accède par un escalier de 15 marches. Attention ! En visitant le temple, commencez à monter par le pied droit, c’était important pour les Romains. Le temple se compose d’un vestibule (le pronaos) et d’une chambre de la divinité (le naos ou cella). La façade très élégante est de type octostyle; les colonnes cannelées appartiennent à l’ordre corinthien. (ý illustration à la fin du document). Jardin de la Fontaine – Ce monumental jardin est situé au pied et sur les premières pentes du mont Cavalier, dominé par la tour Magne. La fontaine respecte le plan antique de la fontaine de Nemausus. Dans l’Antiquité, ce quartier sacré comprenait, outre la fontaine, un théâtre, un temple et des thermes. Des fouilles ont depuis peu permis de dégager une partie de l’environnement du sanctuaire : une domus en arrière du temple de Diane et, plus au sud, un quartier populaire. Temple de Diane – Cet édifice qui daterait de la première moitié du 2e s. est connu sous le nom de temple de Diane, mais on ignore quelle était sa véritable fonction. Il devait s’intégrer dans un ensemble architectural beaucoup plus vaste encore enfoui. Les grattoirs sont interdits pour le moment sur le site; peut-être qu’un jour... À remarquer, une grande salle flanquée de deux collatéraux (nefs latérales d’un édifice) et voûtée en berceau. Les niches à frontons creusées dans les murs latéraux devaient contenir des statues. Tour Magne – Plantée au sommet du mont Cavalier, la tour Magne est le plus remarquable vestige de la puissante enceinte de Nîmes. Le tracé de celle-ci avec sa trentaine de tours a été reconnue par les archéologues ces dernières années. De forme polygonale, la tour s’élève sur trois étages à plus de 34 m. Catellum - Vestige unique en son genre, cet ancien bassin de distribution des eaux romain était le point d’aboutissement de l’aqueduc (Pont du Gard). L’eau se déversait dans un bassin circulaire d’où partaient dix canalisations en plomb de 40 cm de diamètre, qui répartissaient l’eau dans les différents quartiers de la ville. Porte D’Auguste – Cette porte, vestige de l’enceinte augustéenne sur la Voie Domitienne, était fanquée à l’origine de deux tours semi-circulaires encadrant une cour intérieure. Elle comporte toujours les deux larges passages réservés aux chars et deux passages plus étroits pour les piétons. [ Haut ] |