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Avignon
Située sur le Rhône
(confluence avec la Durance), la ville possède un important marché
agricole de fruits, de légumes et de vin. Ville industrielle, elle
regroupe plusieurs usines agro-alimentaires, textiles et chimiques.
Plusieurs monuments sont à visiter :
- Immense palais d’architecture gothique
(autrefois résidence et forteresse des papes)
- Basilique gothique Saint-Pierre (14e
siècle)
- Cathédrale de Notre-Dame-des-Doms (12e
siècle)
- plusieurs musées : - musée Calvet
(peinture 16e au 19e siècle)
-
- musée du
petit-Palais
Population : 86
939 habitants
Agglomération : 181
136 habitants
Histoire :
La présence
humaine est attestée depuis le 4e millénaire av. J.C. Au 6e
siècle, Marseille y fonda une colonie de commerce, faisant d’Avignon un
port fluvial sur le Rhône. Colonisée par Auguste, la ville se développe
et connaît une période florissante. Malheureusement, il ne subsiste que
de très rares vestiges des monuments romains. Seuls subsistent quelques
ruines dans le secteur de la place de L’Horloge qui
recouvre aujourd’hui l’ancien forum. Ensuite, elle connaît trois
grandes puissances féodales soit le Royaume d’Arles, les comtes de
Provence et ceux de Toulouse.
| Le destin d’Avignon
change avec l’exil en France de la cour pontificale au début du 14e
siècle. Le séjour à Rome étant devenu impossible pour les papes, le
pape français, Clément V (1305-1314) décide, sous
la pression du roi de France, Philippe le Bel, de s’installer
en Provence où la papauté possède le Comtat Venaissin. Sept papes
français se succèdent à Avignon, de 1309 à 1377. Le successeur du pape
Clément, Jean XXII (1316-1334), s’installe dans le palais
épiscopal situé au sud de la cathédrale. Le pape suivant, Benoît
XII (1334-1342), ironiquement un moine cistercien, installe
la papauté dans le palais pontifical qui vaut à la ville toute sa
splendeur. Clément VI (1342-1352), Innocent VI
(1352-1362), Urbain V (1362-1370) et Grégoire XI
(1370-1378), qui tenaient à être considérés comme les princes les plus
puissants du monde, continuent à agrandir et embellir tant le palais que
la ville. |
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| La richesse d’Avignon
attire la convoitise et fait des envieux. C’est pourquoi les papes
habitent dans un palais qui ressemble à une forteresse. C’est aussi
pourquoi ils font élever des remparts pour protéger la ville contre ses
ennemis. Avignon est une ville prospère : les chiffres ne mentent
pas. La population passe de 5000 à 40,000 habitants en quelques années.
L’importance des revenus des papes (ceux-ci sont propriétaires du
Comtat Venaissin) est aussi considérable. Un édifice comme le palais des
papes est construit en moins de 20 ans. Mais à partir de 1367, la
papauté songe à revenir à Rome. C’est le pape Grégoire XI
qui quitte définitivement Avignon en 1378 et ouvre une période de crise
qui divise la chrétienté. L’histoire surnomma cette période de crise le
Grand Schisme d’Occident. Les cardinaux français, hostiles au
nouveau pape italien Urbain VI, élisent un autre pape,
français on s’en doute, qui retourne aussitôt à Avignon.
Ironiquement, de 1378 à 1408, Avignon est la résidence de plusieurs
antipapes qui excommunient urbe et urbi leurs semblables de Rome. |
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| En 1475, Avignon est
nommée siège archiépiscopal et devient un centre de commerce
florissant. La papauté perd la ville pendant la Révolution française.
En 1790, elle est incorporée à la France par un plébiscite confirmé en
1797 par le Traité de Talentino. |
VISITE D’AVIGNON
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LE
PALAIS DES PAPES
Cette résidence princière
compte parmi les plus vastes de son temps : 15,000 m2 de
superficie. A la fois forteresse et palais, elle comporte deux édifices
accolés : le Palais Vieux au nord et le Palais
Neuf au sud. Sa construction dura, on l’a dit, une vingtaine d’années.
De l’extérieur, le
Palais des Papes a l’aspect d’une énorme citadelle qui se dresse à
même le rocher. Ses murs, flanqués de dix grosses tours carrées dont
certaines dépassent 50 m. de hauteur, sont étayés par d’immenses arcs
supportant les mâchicoulis.
Voici quelques-unes des
plus belles salles intérieures que nous visiterons.
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Rez-de-chaussée
Cour d’Honneur
– Principale scène pour les représentations théâtrales du Festival
d’Avignon, elle est bordée au nord par l’aile du Conclave,
qui abrite aujourd’hui le palais des congrès, et par l’aile sud de
style gothique.
Chambre du Camérier
– Située juste au-dessous de la chambre du pape, elle est
magnifiquement décorée par un plafond à poutres peintes du 14e
siècle ainsi que par des tiges stylisées de feuillages couvrant en
partie les murs. Le Camérier était le responsable des
finances de la papauté et le principal fonctionnaire de la cour. Les
appartements du Camérier étaient donc parmi les mieux décorés du
Palais.
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Consistoire
– Pour débattre les grandes questions de la chrétienté, le pape et
les cardinaux se réunissaient en conseil dans cette vaste salle
rectangulaire : le consistoire. C’est là que le pape proclamait
les nouveaux cardinaux, recevait les ambassadeurs étrangers et présidait
les procès de canonisation. Dans cette salle sont aujourd’hui exposées
les fresques de Simone Martini, peintre italien du 14e siècle. |
Premier étage
Grand Tinel ou salle des
festins – Dans cette salle, une
des plus vastes du Palais, sont exposées de très belles tapisseries des
Gobelins.
Chambre de parement
– Antichambre du pape, attenante à sa chambre à coucher; là
attendaient ceux qui avaient obtenu une audience particulière du grand
pontife.
Chambre du pape
– Les murs de cette pièce sont ornés de riches décorations sur fond
bleu : des oiseaux mêlés à des sarments de vigne, des branches de
chênes où grimpent des écureuils.
Chambre du Cerf
– Il s’agit du cabinet de travail de Clément VI, décoré d’élégantes
fresques exécutées en 1343 sous la direction de Matteo Giovanetti. On y
voit des scènes de chasse, de pêche, de bain etc.
Le Conclave
– Un collège des cardinaux réunis dix jours après la mort du pape
devait élire son successeur. Pour les isoler du monde, toutes les portes
et fenêtres étaient bouchées jusqu’à une hauteur de 8 m. Les portes
étaient refermées derrière les cardinaux jusqu’à ce qu’ils aient
désigné un nouveau pape à la majorité des deux tiers. De là, l’appellation
" conclave " qui signifie " sous
clé ".
LE VIEIL AVIGNON
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Pont St-Bénézet
– En réalité fait pour les piétons et les cavaliers, le
" pont d’Avignon " de la chanson était trop étroit
pour qu’on " y danse tout en rond ". Jeté sur les
deux bras du Rhône, long jadis de 900 m. environ et comportant 22 arches,
il aboutissait à Villeneuve-lès-Avignon, au pied de la tour de Philippe
le Bel (roi de France 1268-1314). |
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Remparts –
Longue de 4,3 km., l’enceinte actuelle a été élevée au 14e
siècle par les papes. Ce n’est pas, du point de vue militaire, un
ouvrage de premier ordre. Elle est en retard sur les procédés de
défense du siècle précédent : les tours sont ouvertes du côté
de la ville; une partie des murailles n’a pas de mâchicoulis (balcon
percé d’ouvertures pour observer l’ennemi ou pour laisser tomber sur
lui des projectiles). |
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Place de l’horloge –
Sur cette vaste place ombragée de platanes et en partie occupée par les
terrasses des cafés donnent le théâtre et l’hôtel de ville. |
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